Shanghai, voyage en images

Cinquante ans après la mort de Mao, la Chine a profondément changé de visage. Ses frontières se sont ouvertes et la ville s’est établie comme la vitrine du pays. Son histoire avec les puissances occidentales est pourtant naît il y a bien des décennies. Au milieu du XIXe siècle, après la guerre de l’opium, les occidentaux imposent à la Chine ce qu’elle appellera les « traités indignes ». Ils donnaient beaucoup de pouvoir aux occidentaux en Chine, notamment à Shanghai. Ils s’offraient le droit de faire du commerce, ce qui n’existait pas avant, d’acheter des biens immobiliers et surtout, ils ont imposé le droit de leur pays en Chine. Ainsi, se sont établis des concessions britanniques, américaines et françaises dans les quartiers de la ville. Plongée, avec les photos d’Antoine Kornprobst, dans ses entrailles, faites de paradoxes, d’ouverture économique et de traditions culturelles. Episode premier.

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Cinquante ans après la mort de Mao, le visage chinois a bien changé. Les réformes de 1978 ont marqué le départ d’une nouvelle orientation, permise par l’ouverture de la Chine.  Ses allées marchandes ont connu une américanisation qui a apporté les grands ensembles éclairés en façade par les néons. Dans les années 50, Shanghai était déjà une métropole assez occidentalisée et ce n’est pas un hasard si le gouvernement a décidé que la ville serait l’hôte de l’exposition universelle de 2010, où le pavillon chinois était évidemment le plus imposant. Une réponse à la présence occidentale et aux concessions dans lesquelles régnaient les lois européennes et qui prenaient le pas sur la loi chinoise. À titre d’exemple, dans le parc Huang Pu, de la fin du XIXe à 1928, on pouvait lire : « interdit aux chiens et aux chinois. »

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Les inégalités sont très présentes en Chine. Les petits bâtiments vétustes où les fenêtres dégorgent de linge pendu devancent de grands ensembles modernes, dédiés à une classe moyenne qui explose en Chine.

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Campus de l’université de Fudan, une des meilleures universités du pays. Témoin du gigantisme à la chinoise. L’éducation est l’un des moteurs de la croissance, d’où l’importance que la Chine accorde dorénavant à l’enseignement supérieur. Après que les   universités aient été fermées pendant la révolution culturelle. L’enjeu est donc d’importance pour la Chine.

 

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Perle de l’orient. Quartier de Pudong.  C’est la vitrine de Shanghai, et plus largement de la Chine, le quartier de la finance. Il y a vingt-cinq ans, les tours n’étaient pas nées. Les riziculteurs habitaient les lieux où s’érigeait leurs cabanes, les ruines des chantiers abandonnés et les entrepôts. Jusqu’à ce que le gouvernement décide de reprendre en main la zone en ouvrant une zone économique spéciale. Le quartier devient un terreau fertile pour les affaires et les tours y poussent au rythme de l’essor économique chinois. Un succès polarisé dans l’immensité de ses édifices, devenus symboles de réussite.

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YU Garden. Le Shanghai moderne perce derrière la ville ancienne. Depuis l’ouverture de la Chine au monde, les tours comme celles-ci se sont multipliées et cohabitent maintenant avec les parcs et temples anciens, figures de la Chine traditionnelle. Le modernisme mâtiné d’histoire qui donne à Shanghai, et la Chine, sa singularité.

 

Pierre-Nicolas Baudot

Photographies : 
Antoine Kornprobst, plus de photos ici.
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