Les 5 perles de rap qu’il vous fallait

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Cachez moi ce rap que je ne saurais voir. Votre quotidien est lassé des trois mêmes titres grinçants qui squattent vos écouteurs. Vous êtes en quête d’une nouveauté que vous ne savez trouver. Nous, on a plein de fraîcheurs à vous balancer, comme des princes.

Mick Jenkins. Habillé d’une prestance naturelle, Jenkins nous balance un flow monotone, sorti d’une voix grave formée à Chicago, qui se pose idéalement sur des prods qui siéent parfaitement au style nonchalant du garçon. Les sons sont très bons, les clips leurs rendent bien et le final est un régal. Son plus grand succès sur Youtube, le délicieux « Martyrs », tutoie le million de vues, une performance qu’il pourrait bientôt ne même plus voir dans le rétro, si le grand public daigne lui adresser l’oreille attentive qu’il mérite.

Watsky. Les internets le connaissent depuis un moment, les télés américaines se sont faîtes à son doux faciès aussi. Les amateurs de rap ont à maintes reprises salué son flow fou, à faire pâlir les Eminem et autres Busta Rhymes. « Vrais reconnaissent vrais », comme aurait décemment lâché le Roi Heenok. Autrement que derrière sa caméra, en démonstration de vitesse, Watsky régale aussi. Soigneusement posé sur les grosses prods que les américains savent sortir, comme sur « Whoa Whoa Whoa », le George de San Francisco brille. On à l’impression qu’il peut durer comme ça des heures, et dieu sait que ça serait bon.

MC Tree G. Dans les rues de Chicago où le rappeurs pullulent, il en est un qui a décidé de balancer un vent de fraîcheur sur le paysage agité du hip-hop américain. Il sort le concept de « soultraping ». La mélodieuse, parfois mielleuse, soul qui se mélange à la rude trap. L’idée est appétissante et le résultat est savoureux. Sa voix rocailleuse se marrie aux sonorités soul et au fil de ses E.P., Tree montre les crocs, et ça marche bien.

Yung Lean. Une gueule d’enfant bien sage sur laquelle se pose une coupe de cheveux d’une banalité confondante, et un tout habillé de sapes de prolétaire quarantenaire. Yung Lean et ses airs de gamin ne détonne pas dans le monotone paysage de sa Suède natale. Sa puberté n’est pas encore terminé que, pourtant, il fait secoue déjà les internets. Des clips blindés de références à des années qu’il n’a pas connu, qui embrassent un graphisme reboutant à faire jalouser les plus grands manieurs de Paint, volontairement brouillons, qui lui font collectionner des millions de vues sur Youtube. Son flow nonchalant épouse les prods de Yung Gud et le pousse au succès, en tenue d’ovni.

Noah Kin. Pas d’enfance mêlée entre les gangs de LA et les rues de Brooklyn, Kin débarque de Finlande. 19 ans et déjà un flow bien rodé. De ces mecs de la génération internet qui seul dans un chambre sombre sortent de gros morceaux qu’on entend à des centaines de kilomètres de là. Jusqu’aux oreilles des Wiz Khalifa et Kendrick Lamar qui ont fait monter le gamin sur leurs scènes à l’occasion de premières parties qui lui ont déjà collé un pied dans le métier. Sur 822, Noah Kin balance un gros flow depuis un tabouret. Le reste c’est de la post-prod mais ça marche.

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